| |

La Nouvelle revue franciscaine
Prière
pour la paix
Cantique
des créatures
Prière
d'offrande
Devant
le crucifix
Pater
paraphrasé
Merci, frère François
Quatre chansons de Donavan
Devenir
mineur, ou
la contemplation comme service
Un Dieu à genoux devant l'humanité
Eucharistie
et Incarnation
La
fraternité, perle la plus précieuse de l'héritage
franciscain
Le
grand pardon dAssise, le 2 août
Le
monde comme cloître
Suivre
le Christ... jusqu'au bout!
Un texte rempli de vie
|
|
Lindulgence
au cours du XIIIe siècle
Cette rencontre
de François et de Masseo est attestée par plusieurs
témoignages, postérieurs aux premiers écrits
franciscains. Les premières biographies de François
ne soufflent mot de l'événement. Il n'a pas fallu
moins de 75 ans pour que cette indulgence gardée secrète
soit pleinement connue du peuple chrétien. Les raisons
de ce secret sont maintenant connus : l'opposition des cardinaux,
mais probablement plus encore celle des Franciscains eux-mêmes,
chargés de recueillir les aumônes pour les croisades.
Les principaux
témoignages sur l'authenticité de l'indulgence sont
ceux consignés devant notaire, le 31 octobre 1277, par
deux amis intimes du frère Masseo : les frères
Benoît et Rénier d'Arrezzo. Plusieurs fois, ils l'avaient
entendu raconter la visite chez le Pape avec François.
Un autre témoignage est celui de Pierre Zalfani, qui avait
assisté dans sa jeunesse à la consécration
de la Portioncule et qui avait vu François prêcher
au peuple debout avec un papier dans la main.
C'est aux
alentours de 1289 que l'indulgence est devenue connue de tous,
l'ère des croisades étant close. La dernière
citadelle des chrétiens, Saint-Jean-d'Acre, est tombée
deux ans plus tard, en 1291. C'est dans l'église de la
Portioncule que s'est transportée, par substitution, l'indulgence
de la Terre Sainte. La Portioncule devint la nouvelle Terra
Sancta, écrit Joergensen. Le dévoilement du
grand secret s'imposa de lui-même, lorsque le Pape franciscain
Nicolas IV concéda une indulgence au tombeau de saint François,
en 1289, déclassant ainsi la Portioncule, le berceau de
l'Ordre. La stricte observance poussa si bien les hauts cris que
les témoignages publiés alors mirent en pleine lumière
le secret de l'indulgence de la Portioncule. En 1295, le général
des Franciscains, Raymond Gaufredi, publiait une ordonnance réglant
définitivement la manière de gagner cette indulgence
; la date était fixée, le 2 août, en la fête
de Saint-Pierre-aux-Liens, célébrée alors
ce jour-là.
François
avait une grande vénération pour l'apôtre
Pierre, l'homme au cur généreux sachant protester
de sa fidélité, mais prompt à renier son
maître. Pierre, qui a su pleurer amèrement, est celui
qui a tout appris du pardon de Jésus, en se laissant entièrement
reconstruire par le Ressuscité et réintroduire dans
la foi par Jean, dont de lui seul on dit qu'il vit et il crut.
Pierre est celui qui s'est laissé regarder par Jésus
et demander : Pierre, m'aimes-tu? Sa mission de pasteur
suprême reposa, bien sûr, sur sa foi, mais bien davantage
sur son amour dans la foi : Seigneur, tu sais tout ; tu
sais bien que je t'aime.
Roland
Bonenfant , ofm
Expérimenter
le pardon de Dieu
|
|