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Spiritualité

La Nouvelle revue franciscaine

Prière pour la paix
Cantique des créatures
Prière d'offrande
Devant le crucifix
Pater paraphrasé
Merci, frère François
Quatre chansons de Donavan

Devenir mineur, ou
la contemplation comme service

Un Dieu à genoux devant l'humanité

Eucharistie et Incarnation

La fraternité, perle la plus précieuse de l'héritage franciscain

Le grand pardon d’Assise, le 2 août

Le monde comme cloître

Suivre le Christ... jusqu'au bout!

Un texte rempli de vie

 

L’action principale de l’artisan de paix

Vu de cet angle, François a passé sa vie à être le promoteur des bonnes relations humaines, en d’autres mots à être un artisan de paix. D’un point de vue séculier, il n’a fait que cela et tout cela ! Il s’est ingénié à inventer des gestes et des démarches de réconciliation, entre des frères jaloux et chicaniers, entre groupes rivaux, entre villes ennemies. À partir de sa découverte émerveillée que Jésus Fils de Dieu s’est fait notre frère, François ne pouvait pas supporter qu’on puisse, dans la vie de tous les jours, se parler sans se comprendre. Il ne voulait pas accepter qu’on puisse se quereller, couper les ponts en refusant de reprendre le dialogue. Lui qui s’était fait déshériter et maudire par son propre père ne comprenait pas qu’on puisse ainsi se durcir, au point de maudire et de renier quelqu’un à tout jamais, en refusant de lui parler ou de lui pardonner. Ayant découvert que tout être mérite un infini respect, puisque c’est une créature aimée de Dieu, il se mit en devoir de prêcher l’Évangile d’une façon originale, en invitant à la réconciliation.

Les sources franciscaines parlent abondamment de plusieurs événements où François fut médiateur dans des conflits. Il ramena souvent la paix dans des villes au bord de la guerre civile, comme à Arezzo (2C 108), Pérouse (LP 35), Sienne (Fior 11). François fit s’arrêter net des conflits armés, en interdisant le serment d’allégeance aux seigneurs et le port des armes. De plus, il faudra une dispense expresse du Pape aux membres de l’Ordre franciscain séculier pour participer à la croisade décrétée par le Concile.

Le sultan d’Égypte et François, inventeurs du slogan il faut se parler

François fit une autre intervention remarquée, de type international dirions-nous, à Damiette, en Égypte (LM 11, 3). Il voulait faire cesser les hostilités entre chrétiens et musulmans lors de la cinquième croisade. Il échoua avec les uns et les autres, mais ce fut un grand moment de dialogue avec le sultan d’Égypte. François fit ainsi faire un pas en avant à l’urgence de se parler en temps de conflits. C’est une réalité de base, encore plus souvent oubliée par les groupes que par les individus : cette nécessité de se parler et de négocier dans le respect mutuel, pour en arriver à un terrain d’entente et à des compromis. Un peu de civilité et de sain réalisme peuvent rendre évitables des conflits de tous genres, qu’on qualifie trop souvent d’inévitables. L’affreuse guerre, c’est toujours le jeu dangereux de simples soldats qui ne se connaissent pas et ne demanderaient pas mieux que de s’entendre et vivre, et qui meurent pour des chefs dirigeants qui se connaissent très bien et qui, en raison d’intérêts divergents, ne veulent surtout pas s’entendre (Auteur anglais anonyme).

Roland Bonenfant, ofm

Claire travailla intensément à l’idéal de fraternitésuite

 
 

 

Dernière modification : 24 avril 2006

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