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François d'Assise

La vie et l'héritage de François d'Assise

François choisit « dame Pauvreté »

François rencontre le Sultan

Dans la dispute évêque et podestat d'Assise : refaire l'amitié brisée

La première crèche de Noël

Écologiste avant son temps

Le vrai frère mineur

Suggestions de lecture

 

 

 

 

Confirmation de la Règle

Légende de saint François :
7. Confirmation de la Règle

Giotto di Bondone, 1297-1299
fresque, 270 x 230 cm
église San Francesco, Assise

 

 

La communauté des Frères mineurs

Quand ses compagnons atteignirent le nombre de onze, François trouva important de leur écrire un Règle de vie. Cette première Règle ne nous est pas parvenue en sa forme originale, mais il semble qu’elle ait été courte et simple, presque un décalque des préceptes de l’Évangile sélectionnés par François pour guider ses premiers compagnons. Il désirait voir observer ces préceptes dans toute leur rigueur.

Quand la Règle fut prête, les « Pénitents d’Assise », - comme François et ses compagnons se désignaient eux-mêmes, - partirent pour Rome au printemps 1209 pour la faire approuver par le Siège apostolique. Il existe plusieurs versions divergentes de l’accueil de François par le Pape Innocent III. Il semble que ce soit l’Évêque d’Assise, alors en visite à Rome, qui recommanda François au Cardinal Jean de Saint-Paul. De plus, un événement rare anéantit les avis pessimistes des autres membres du Sacré Collège, qui considéraient comme imprudent et impraticable le genre de vie proposé par François : le Pape Innocent lui-même fut remué par un songe dans lequel il vit le Petit pauvre d’Assise soutenant de ses épaules la basilique du Latran menaçant de s’écrouler. Il approuva donc verbalement la Règle de François. Avant de quitter Rome, les frères reçurent la tonsure ecclésiastique; c’est plus tard que François fut ordonné diacre.

Après leur retour à Assise, les Frères Mineurs, - parce que c’est ainsi que François appelait ses frères, par allusion à la basse classe des « minores » et comme rappel constant de leur projet d’humilité, - les Frères trouvèrent refuge dans une masure de Rivo Torto situé dans la plaine au pied de la cité, mais ils furent bientôt forcés d’abandonner cette pauvre résidence par un paysan assez grossier qui voulait y loger son âne.

Durant le carême de 1212, une joie nouvelle, tout à fait inattendue, envahit le cœur de François. Claire, une jeune fille de la noblesse d’Assise, remuée par les prédications de François données à l’église Saint-Georges, s’arrangea pour aller le rencontrer et lui demander d’embrasser le même genre de vie qu’il avait fondé. Sur son conseil, Claire qui n’avait que 18 ans, quitta secrètement la maison paternelle dans la nuit du dimanche des rameaux. Elle vint avec deux compagnes à la Portioncule, où les frères la reçurent en procession, avec en mains des flambeaux allumés. Alors, après lui avoir coupé les cheveux, François lui donna un vêtement pauvre et la reçut à la vie de pauvreté, de pénitence et de réclusion. Claire demeura un temps dans un monastère de Bénédictines, près d’Assise, jusqu’à ce que François lui trouve un lieu plus adapté à son projet de vie, à celui d’Agnès, sa sœur, et à celui d’autres saintes femmes de la noblesse qui s’étaient jointes à Claire. Il les installa plus tard à Saint-Damien, dans une petite maison attenant à la petite chapelle qu’il avait restaurée de ses propres mains. Et c’est là qu’est né le Deuxième ordre, l’Ordre des Pauvres dames, maintenant connues sous le nom de Clarisses.

À l'image de Jésus Christsuite

 
 

 

Dernière modification : 20 décembre 2007

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