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La
vie et l'héritage de François d'Assise
François
choisit « dame Pauvreté »
François
rencontre le Sultan
Dans la dispute évêque et podestat d'Assise : refaire l'amitié brisée
La
première crèche de Noël
Écologiste
avant son temps
Le vrai frère mineur
Suggestions
de lecture

Légende
de saint François :
5. François renonce à ses biens
Giotto di Bondone, 1297-1299
fresque, 270 x 230 cm
église San Francesco, Assise
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L’appel à Saint-Damien
Au cours de l’automne suivant (1207), comme François était en train de prier devant un ancien crucifix dans la chapelle délabrée de Saint-Damien, située au bas de la ville, il entendit une voix qui lui disait : « Va, François, et répare ma maison qui, comme tu le vois, tombe en ruines. »
Prenant cet ordre au pied de la lettre, en voyant la chapelle en ruine, François courut à l’atelier de son père, ficela fiévreusement une ballot de drap, la chargea sur son cheval et partit à la foire de Foligno, y vendant à la fois le rouleau d’étoffe et le cheval afin d’avoir l’argent nécessaire à la restauration de la chapelle de Saint-Damien. Mais le prêtre desservant refusa de prendre un argent acquis de cette façon. Alors François jeta l’argent avec mépris loin de lui. Pierre Bernardone, son père, entra dans une violente colère en réaction à la conduite de son fils, mais François fuyant la fureur de son père se cacha durant un mois dans une caverne près de Saint-Damien. Quand il sortit de sa cachette et rentra en ville, tout maigre, affamé et sale, François eut à ses trousses un essaim de gamins qui se moquaient de lui comme un malfaiteur, lui jetant de la boue et des pierres. Finalement, il fut rattrapé par son père, battu, enchaîné et enfermé dans un cachot. Nourri par sa mère durant l’absence de Bernardone, François retourna à Sant-Damien, où il trouva refuge chez le prêtre desservant, mais à son retour de voyage son père porta plainte devant les Consuls de la ville. Pas encore content d’avoir récupéré l’argent dérobé, Bernardone força encore son fils à renoncer à son héritage. François déclara que depuis qu’il était entré au service de Dieu, il ne dépendait pas d’une autorité civile, mais de l’Évêque qui l’avait pris sous sa protection. Devant l’Évêque, François se dépouilla de tous ses vêtements et les rendit à son père, en déclarant : « Jusqu'ici, j'ai appelé Pierre Bernardone mon père de la terre, mais à partir de maintenant je veux dire : Notre Père qui êtes aux cieux. »
François se rendit alors à un monastère des environs et s’engagea pour un temps comme homme à tout faire. À Gubbio, il revêtit l’habit et la ceinture d’ermite. Revenu à Assise, il se mit à parcourir la ville en quêtant des pierres pour la restauration de Saint-Damien. Il les transporta jusqu’à la vieille chapelle, les fixa lui-même de ses mains et finit par reconstruire la chapelle. De la même manière, François restaura deux autres églises désertes : Saint-Pierre et Sainte-Marie-des-Anges, à quelque distance de la ville dans la campagne, et il nomma cette dernière la Portioncule. Durant ses travaux de restauration, il redoubla de zèle en ses gestes de charité, tout spécialement en soignant les lépreux.
C’est là, probablement le 24 février 1208, au cours d’une messe dans la chapelle Sainte-Marie-des-Anges, près de laquelle il s’était construit une hutte, qu’il entendit l’évangile de ce jour-là. Celui-ci disait comment les disciples du Christ, envoyés en mission, ne devaient rien posséder, ni or ni argent, ni provision pour la route, ni deux tuniques, ni chaussures, ni bâton, et qu’il devait exhorter les pécheurs à la conversion et annoncer le Royaume de Dieu. François prit à la lettre ces consignes comme si elles lui étaient adressées personnellement; il se dépouilla de ses chaussures, de son manteau, de ses habits de pèlerin et de sa bourse. Il venait de trouver sa vocation.
La
communauté des Frères mineurs
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