| |

Les
origines de l'Ordre
Les
premiers missionnaires
Les franciscains du Québec
Ce
qui nous caractérise
Des
engagements variés
Le
dialogue interreligieux
La
simplicité volontaire
Documents
à télécharger
Les origines de l'Ordre franciscain séculier
La
Terre Sainte et les missions
Grandes
figures franciscaines
Pour
nous joindre
|
|
Les Franciscains du Québec
Comme Frères Mineurs Franciscains, nous avons tenu allumé en ce coin de pays le flambeau du charisme franciscain. Pas seuls, mais avec d’autres bien sûr - nos frères Capucins, les Clarisses et l’Ordre franciscain séculier. J’en veux pour preuve les centaines de frères qui, par leur consécration, ont donné et donnent encore leur vie - leur unique vie - pour l’avènement du Royaume de Dieu.
Un passé de présence et de service (1890-1990)
Odoric Bouffard écrit dans le livre La Province Saint-Joseph : « Je ne peux te voir dans ton état actuel sans me souvenir: tout ce temps que j'ai passé avec toi, depuis 1923, où tu m'apparaissais, les jours de fête, sous les traits rondelets du P. Jean-Joseph... Tu prenais parfois de grands airs: un évêque franciscain nous visitait (Mgr Dreyer ou Hiral); un savant passait: le P. Ephrem Longpré par exemple. Il était des nôtres, lui aussi. On nous parlait d'un groupe de confrères, cloîtrés comme lui avec leurs vieux livres franciscains à Quaracchi, près de Florence... C'est ainsi que nous nous apprivoisions avec cette famille qui se moquait éperdument des frontières. Tu étais en Chine, au Japon. Tu nous nous semblais partout. ... »
De fait, c’est le sentiment ressenti en parcourant les deux tomes de C'était mon frère, sur les frères défunts de notre Province : « Tu me sembles partout. » La première impression est donc celle d’être en face d’un nomadisme caractérisé, en face d’une présence multipliée comme le pain. À chaque page ou presque figurent les noms de ceux qui ont passé 15, 25, 45 ans en Terre Sainte, au Japon, en Chine, au Pérou ou à Rome, quand ce n’est pas aux quatre coins du Canada ou dans nos maisons disséminées en terre québécoise. Dans ces livres apparaît aussi la diversité des lieux de présence dans la cité séculière. Les frères semblent avoir été partout. Voilà sans doute la réédition originale, made in Canada, du chapitre 6 de notre Règle intitulé: « Pèlerins et étrangers en ce monde ».
Nous pourrions déjà diagnostiquer, à la seule lecture de ces nécrologies, une ouverture certaine au monde et une impressionnante internationalité. Cependant, la majeure partie des frères était sur place, au pays, et oeuvrait au sein de sa communauté d’appartenance. Tous les jours, ces frères bénéficiaient de services provinciaux essentiels à un groupe comme le nôtre. C’est la face cachée de l’iceberg. En cent ans, il a fallu, dans le quotidien, que beaucoup de frères travaillent pour leurs frères, au plan de la formation, du gouvernement, des services essentiels, pour assurer d’abord une qualité de vie franciscaine avec son label d’authenticité. Il a fallu surtout que les frères, même les plus engagés, vivent ensemble et sachent s’organiser pour survivre, à tous points de vue. Une Province de 600 frères, comme la nôtre en 1958, a eu, depuis cent ans, 25 Ministres provinciaux et autant de custodes, qui ont exercé le ministère de l’unité et de la charité. En termes juridiques, le Droit stipule qu’ils tiennent des fonctions de gouvernement. Si l’on compte, au fil des ans, le nombre de leurs assistants et les membres de leur définitoire, cela fait encore quelques centaines. Il faut ajouter à cela deux cents préposés à l’animation des communautés (gardiens), autant préposés à la formation et aux études.
Quelques figures du passé et quelques noms
Roland Bonenfant, ofm
Tiré de Les Franciscains 1890-1990, Septentrion, Québec, 1990, p. 379 ss.
|
|