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Les
origines de l'Ordre
Les
premiers missionnaires
Les franciscains du Québec
Ce
qui nous caractérise
Des
engagements variés
Le
dialogue interreligieux
La
simplicité volontaire
Documents
à télécharger
Les origines de l'Ordre franciscain séculier
La
Terre Sainte et les missions
Grandes
figures franciscaines
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nous joindre

Légende
de saint François :
11. Devant le Sultan
Giotto di Bondone, 1297-1300
fresque, 270 x 230 cm
église San Francesco, Assise
L'engagement
de l'OFM dans le dialogue
cumenique et interreligieux
(Rome, décembre 2002)
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Le
dialogue interreligieux
Nous
vivons dans une société où différentes
cultures se côtoient, s'entremêlent et s'entrechoquent
même. Dans les grandes villes du pays, il est plus facile
de faire ce constat. Les habitants des zones urbaines vivent à
côté de personnes d'origines ethniques diverses tandis
que dans les milieux ruraux, cela est plutôt rare mais les
gens savent par les médias ou par des connaissances que
les personnes venant d'autres pays se font davantage présents.
C'est pourquoi
les Franciscains trouvent important d'entamer une réflexion
active sur notre ouverture aux autres cultures et aux autres religions,
afin de diminuer les tensions, les intolérances et l'incompréhension.
Plusieurs frères travaillent concrètement dans des
organismes ou des projets de dialogue interreligieux, s'inspirant
en cela de l'expérience de François d'Assise avec
le Sultan. Il est en effet inspirant de constater que même
au Moyen-Âge, au temps de François d'Assise, des
chrétiens ont voulu établir des relations harmonieuses
avec d'autres religions, en particulier avec l'Islam, au lieu
d'encourager la guerre et la violence.
Même
si François d'Assise était allé rencontrer
le Sultan dans l'idée de le voir se convertir à
la religion chrétienne, il y avait dans sa démarche
une volonté de réconciliation et de paix. Et encore
plus réconfortant, c'est que nous pouvons appliquer à
notre temps les leçons de cette rencontre profonde, pleine
d'humanité et de tendresse.
« Il
semble, souligne Albert Jacquard (Le souci des pauvres, Flammarion, 1996) que le sultan n'oublia pas le sourire de François,
sa douceur dans l'expression d'une foi sans limite. Peut-être
ce souvenir fut-il décisif lorsqu'il décida, dix
années plus tard, alors qu'aucune force ne l'y contraignait,
de rendre Jérusalem aux chrétiens. Ce que les
armées venues d'Europe n'avaient pu obtenir, l'intelligence
et la tolérance de Malik al-Kamil permettraient à
l'islam de l'offrir. Sans doute le regard clair de François
avait-il poursuivi son lent travail dans la conscience de cet
homme ouvert à la pensée des autres. »
En réalité,
cette distinction, que l'on fait aujourd'hui entre les différentes
religions, cache la véritable opposition : celle du
« Nord » contre le « Sud »,
et surtout des riches contre les pauvres. Car les musulmans eux
aussi souhaitent bâtir un monde meilleur avec des valeurs
humaines et spirituelles.
C'est pourquoi,
afin de continuer le travail de François d'Assise qui désirait
ardemment tisser des liens avec les musulmans pour bâtir
la paix, les Franciscains du Québec ont tenté des
rapprochements avec les gens d'autres religions (amérindiens,
bouddhistes, sikhs, hindous, juifs, musulmans et des chrétiens
de plusieurs dénominations). Ensemble, ils cherchent des
moyens pour faire face aux difficultés de notre temps :
pauvreté, solitude, violence, drogue, etc.
À
Montréal, les Franciscains ont organisé durant dix
ans des prières qui rassemblaient des délégués
de huit religions. Ces rassemblements ont suscité des initiatives
diverses : prières interreligieuses organisées
par des associations, des écoles, des prêtres ou
pasteurs chrétiens; un groupe de femmes musulmanes et chrétiennes;
un Conseil interreligieux.
Ailleurs,
au Liban, aux Philippines et en Indonésie, des Franciscains
et des musulmans s'unissent chaque année pour organiser
et vivre un pèlerinage orienté vers la paix ou pour
une cause sociale.
Dans une
école primaire située à Tyr, au Liban, des
moyens ont été mis en uvre par les Franciscains
pour respecter les différences mais aussi pour éviter
de marginaliser un groupe au détriment de l'autre ou d'encourager
la compétition entre les religions. Chaque classe, chaque
équipe sportive, chaque groupe social compte des jeunes
de chaque religion. Dans un match de football, par exemple, on
ne verra pas une équipe formée exclusivement de
musulmans jouer contre une équipe de chrétiens.
Comme on
le constate, il est possible de faire naître des initiatives
entre des personnes de différentes religions et de vivre
cette fraternité universelle dont François a tant
rêvée.
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